22/03/2013
à 20h30
(2h05)
Représentation(s) :
22/03/2013
Tarif B
http://www.rodrigue.fr/transact/venteenligne.asp?WCI=PANIER_listeseances&IDStructure=220&IDManif=123


En 1863, le Salon des Refusés réunit les artistes n'ayant pas été acceptés par le jury officiel du Salon de peinture et de sculpture, décideurs de la légitimité des artistes de l'époque. Ils sont plus de 3000 à participer à cette exposition. Pour son nouveau spectacle, Claire Diterzi s'empare de cet épisode historique et ajoute un "e" à son titre. Ce clin d'oeil n'est pas sans rappeler sa nomination à la Villa Médicis qui a suscité pétitions et polémiques. Elle était en effet la première artiste de musique actuelle invitée en résidence dans ce lieu prestigieux. Elle y a écrit les bases de cette création.
Onze chansons tantôt mélancoliques, tantôt drôles, qui emprunteront à la peinture son langage pictural
pour évoquer l'exil, la nostalgie mais aussi l'amour. Celui qui finit mal (en général), celui de la femme abandonnée - la refusée - mais aussi celui qui recommence bien, qui s'épanouit dans un monde neuf et se dit parfois dans une langue somptueuse et musicale : l'italien.
Après différentes expériences scénographiques théâtrales, elle revient à un concert fort et puissant, à la lumière précise et subtile, avec cinq musiciens sur scène - dont un qui joue de la viole de gambe - pour sublimer les mots de l'intimité. Un rendez-vous à ne pas manquer avec l'une des créatrices les plus audacieuses de la scène musicale française.
"Claire Diterzi tord avec autant d'inspiration les rythmes et les sons - symphonies cabossées, musiques médiévales, opérette. Elle malaxe les mots et les voix : chant éthéré, choeurs russes, canons. L'expérience sensorielle est bouillonnante, viscérale, prenante et parfois déconcertante." L'Express



Voici un duo entre un musicien poly-instrumentiste et bruiteur, pince sans rire, imperturbable et une chanteuse à l'allure déjantée, avec un look à la Fifi Brindacier, mais dotée d'une voix étonnante qui officie dans un registre très large. On pense à Rita Mitsouko ou à une cantatrice rock. Qu'ils évoquent le banquier, le Cac 40 ou la culture bio, leur tour de chant, résolument drôle et impertinent, est à la fois joyeusement rafraîchissant et pétillant à souhait.